Alléger les rites funéraires…

Un cercueil ghanéen. Pour que notre dernière demeure soit la plus gaie possible...
Le 1er novembre, c’est le moment où l’on se recueille sur la tombe de ceux que l’on a aimés, et qui ont disparu. Des moments graves, mais nécessaires et chargés d’émotions. Parce que la vie, c’est de toute façons, à un moment ou à un autre, un rendez-vous avec la mort… De plus en plus d’initiatives existent pour alléger les rites funéraires.
• Alors que 45%* des Français souhaitent une cérémonie civile pour leurs obsèques, les Pompes Funèbres Générales (PFG), 1er réseau de services funéraires français, proposent gratuitement, depuis septembre 2010, aux familles en deuil un recueil de plus de 400 textes, « Des mots pour le dire ». Signés de grands auteurs et d’anonymes, afin de les aider à écrire leur hommage.
Le 1er novembre, jour de la Toussaint, PFG transforme pour l’occasion son agence (9/11 boulevard de Ménilmontant à Paris) en café-théâtre , et vous invite devant l’entrée principale du cimetière du Père Lachaise pour écouter la Ligue d’Improvisation interpréter des textes issus du recueil .• Se recueillir sur la Toile, c’est possible, grâce à foruforever.net, tout nouvellement crée, et son espace “Hommage”: une page de recueillement et de mémoire, dédiée aux proches disparus. A noter aussi, l’Album de Vie: la version moderne du journal intime, qui permet de créer, écrire et transmettre à qui l’on souhaite, ses mémoires ou autre… Un Album de Vie secret et sécurisé, qui ne s’ouvre qu’après sa disparition. Déjà plus d’une cinquantaine de personnes ont créé leur Album de Vie…
http://www.foruforever.net/
• Le jour du décès d’un proche, on est souvent démuni, et on se demande ce qu’il aurait voulu. En se reprochant parfois de ne pas avoir parlé avec lui de ses volontés en matière d’enterrement. Le site edeneo.fr permet justement de laisser ses dernières volontés sous forme de vidéos ou textes. On peut y faire état de son patrimoine, mais aussi de secrets de famille, par exemple. Les informations sont stockée dans un coffre-fort numérique sécurisé , et les personnes choisies reçoivent automatiquement les informations souhaitées dès le décès déclaré.
• Et puis, pour se changer un peu les idées, on ira visiter la très belle expo « Fabuleux cercueils du Ghana et d’Angleterre» à la Citadelle de Besançon jusqu’au 3 novembre.
Réunissant, pour la première fois, une vingtaine de cercueils «figuratifs», provenant d’Angleterre et du Ghana, le Musée Comtois a choisi de mettre en avant un phénomène d’ethnologie contemporain.Qualifiés de « Crazy coffins » par la presse d’Outre Manche («cercueils fous»), leurs formes inattendues bousculent nos traditions. Leurs commandes émanent d’excentriques souhaitant être inhumés ou incinérés dans un cercueil symbolisant leur personnalité ou leur passion.
Fabriqués à Nottingham par une entreprise familiale, ces cercueils en forme de sac Vuitton, de Rolls-Royce, de guitare électrique, de cerf-volant, de chausson de danse ont fait leur apparition depuis une dizaine d’années. Au Ghana, ils sont destinés à honorer la mémoire du défunt en symbolisant l’activité terrestre qui fit leur réussite et celle de leur clan : poisson ou pirogue pour les pêcheurs, oignon ou cabosse de cacao pour les planteurs, ou encore poule, automobile, avion…Pour partir, pour son dernier voyage, avec un peu de gaieté !
Cécile Abdesselam











