En pleine forme grâce à la chronobiologie !
On vient de changer d’heure. Pas sans conséquences sur notre rythme biologique. La chronobiologie, qui étudie les rapports entre le temps, les saisons, les heures, et les métabolismes, donne des clés pour expliquer le phénomène et surtout pour retrouver la forme.

crédit : Alan Cleaver on flickr - http://creativecommons.org
• Pourquoi a-t-on des coups de blues ?
En hiver, la lumière et les rayons du soleil faisant défaut, notre taux de sérotonine baisse, provoquant plus facilement déprime et fatigue. Tout le monde est touché, à différentes échelles. Statistiquement, on a découvert que ce sont les femmes qui en souffrent le plus, sans qu’on sache pour l’instant réellement pourquoi.
Pour y remédier, rien de mieux que le défoulement physique. N’importe quel sport ou activité peut faire l’affaire. Le seul impératif : se faire plaisir, se vider la tête et reprendre son corps en main. Par ailleurs, une étude australienne a prouvé l’influence de la lumière sur notre mental. Ainsi, une semaine de vacances au soleil ou quelques séances de luminothérapie peuvent être très bénéfiques et aider à remonter le taux de sérotonine de notre organisme.
• Pourquoi a-t-on moins envie de sortir ?
Le terme cocooning prend tout son sens en hiver. On rêve généralement plus d’une couette bien chaude et d’une bonne grasse matinée que de faire du rafting dans les Rocheuses ! Tout est très normal, et il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Notre sommeil est plus réparateur à cette période. On dort mieux grâce aux conditions climatiques, et par effet d’hibernation : n’oublions pas que nous sommes des mammifères. Pourtant, le besoin de repli que nous ressentons n’est pas la meilleure des choses, surtout pour celles et ceux qui ont tendance à ruminer, à faire tourner leurs problèmes dans leurs têtes.
Alors, il vaut mieux se forcer un peu à sortir de temps en temps, pour un dîner entre copines ou un ciné en amoureux. Il ne s’agit pas d’aller faire la fête tous les soirs jusqu’au bout de la nuit, mais de trouver le bon équilibre.
• Pourquoi a-t-on moins de désir ?
Les statistiques ont montré que février était le mois où les conceptions d’enfants sont les moins nombreuses. Les études neurobiologiques ont du mal à expliquer le phénomène, mais il est bien réel. En février, notre libido est en baisse. Notre petit moral et notre fatigue peuvent bien sûr être en cause. Paradoxalement, le mois de février est aussi le mois des amoureux, avec la Saint-Valentin. Comme si nos traditions avaient pris le contre-courant de notre rythme biologique. Un moyen de « relancer la machine ? »
• Et si on hibernait ?
Effectivement, nos ancêtres travaillaient la terre au printemps et en été, et se reposaient l’hiver. Notre monde contemporain a changé la donne et nous impose de travailler l’hiver et paradoxalement de prendre de longues vacances en été. Mais rassurons-nous : il faut savoir que nos horaires de travail quotidien ne sont pas si mal conçus. Notre horloge interne (les rythmes formés par nos noyaux de cellules cérébrales) nous rend très en forme de 9h à 11h environ, et de 16h à 18h. Ce qui correspond à peu près correctement à nos journées et limite les dégâts.
• Pourquoi se sent-on moins séduisante ?
Baisse du désir, fatigue, moral défaillant, cela fait plusieurs raisons de se sentir moins séduisante. En hiver, on n’est pas moins jolie, on est surtout plus agressée par les éléments extérieurs. Le froid nous oblige à superposer les couches de vêtements, à remiser les petites jupes sexy au vestiaire. Par ailleurs, notre peau est également agressée par le froid et le vent. Il faut donc se protéger d’autant plus. Bien hydrater sa peau, ne pas hésiter à renouveler l’opération plusieurs fois par jour, et utiliser quotidiennement un baume pour les lèvres. Nos défenses immunitaires affaiblies nous rendent aussi plus sensibles à de petites affections cutanées, comme les mycoses, qu’il absolument faire traiter par un médecin.
• Et au printemps ?
Si Mars est encore un peu austère, n’oublions pas que c’est le mois du Carême, il est celui où l’on a envie de s’évader, celui par exemple où nous allons le plus au cinéma. Le mois de mars et encore plus celui d’avril est le signe d’une lumière plus accrue, d’une renaissance de la nature et des éléments. Le printemps montre le bout de son nez. Attention cependant à celles et ceux qui continueraient en avril à se sentir très démoralisés. Il s’agirait alors peut-être d’une dépression plus sérieuse, et il faudrait alors penser à consulter un spécialiste.
Pour en savoir plus : Dr Marc Schwob, « Etre au top à chaque heure », éditions Hachette.
Amandine Desmaison











