La dyslexie, ça concerne aussi les parents…
Le dimanche 10 octobre, c’est la journée nationale des DYS (dyslexie, dysphasie, dyspraxie) L’occasion de se pencher sur une méthode innovante…

La lecture, un vrai bonheur ! Mais pas pour tous...
• La dyslexie, c’est quoi ?
La dyslexie affecterait 3 à 6 % des enfants scolarisés, soit entre 350 000 et 700 000 élèves ! Et serait responsable, de manière souterraine, de bon nombre de cas d’échecs scolaires. Ce trouble se manifeste par une difficulté pour l’enfant à se concentrer, des hésitations lorsqu’il apprend à lire, des fautes d’orthographe à répétition et des inversions de lettres. Ca n’est pas lié à un problème psychopathologique, ni un trouble neurologique ou sensoriel. Le dyslexique a besoin de réfléchir à la façon d’épeler les mots avant de pouvoir les lire et les écrire sans fautes. Pour les parents, c’est une vraie galère : et les séances de lecture ou les dictées tournent souvent mal, le parent ne comprend pas la difficulté, s’énerve, l’enfant se bloque, et c’est au bout du compte totalement improductif. Difficulté supplémentaire : les enfants qui ont du mal à lire, ne sont souvent pas “dépistés ” comme dyslexiques par les enseignants qui leur attribuent un problème “d’ordre psychologique”…
• Comment on la soigne?
En s’appuyant sur trois forces : le thérapeute, (orthophoniste), l’enseignant, et les parents. En ce qui concerne ces derniers, un psycholinguiste et chercheur en langues, Willem de Haan et Marlène Merlivat ont mis au point une méthode pour vaincre la dyslexie avec leur concours actif : la méthode abc de Hann et Merlivat. Ils ont conçu trois ouvrages pédagogiques (Ed Dyseurope), qui demande à l’enfant (et ses parents) quinze minutes par jour, à la maison. Au-delà de la méthode, (de petits exercices qui stimulent l’automatisme de lecture et d’écriture), elle permet à l’enfant de retrouver confiance en lui, et aux parents de s’appuyer sur une base autre que les ouvrages scolaires, qui ne sont pas conçus pour les enfants dyslexiques. Or, comme le dit M. Azancot, orthophoniste : “Les parents doivent être des acteurs de la rééducation de leur enfant, non pas en refaisant ce qui est fait avec l’enseignant ou l’orthophoniste, mais en le sensibilisant à l’intérêt, à la nécessité, mais également au plaisir de la lecture. ”
• Paroles de parents et d’enfant) : “En trois semaines, j’ai constaté de réels progrès. la professeur de français s’en est également aperçue, car ma fille est moins timide, elle participe davantage et a repris confiance en elle”. (Mme Wiel, maman d’une enfant de CM2). Quant à Victor, 12 ans, qui piquait des crises à chaque fois qu’on ouvrait un livre, et qui découvre que la lecture peut être autre chose qu’une corvée, il a ces mots : “C’est bien les livres, finalement…Ca donne du plaisir, et ça fait réfléchir…” Une belle définition de la littérature, non ?
http://www.dyseurope.com/fr/index.html
Cécile Abdesselam











