Les 7 livres de l’été

Sept livres pour s'évader, s'amuser, et surtout, se détendre
Sept livres pour s’évader, s’amuser, et surtout, se détendre

Que vous passiez vos vacances à la plage, à la montagne ou à la ville, la voici une sélection des sept ouvrages qui accompagneront votre été.

Pour frissonner :

L’Armée furieuse, Fred Vargas – Viviane Hamy – 430p – 19 €
En une dizaine d’années, Fred Vargas s’est imposée comme un auteur de polar majeur, et chacun de ses roman est attendu par nombre de lecteurs fidèles. L’originalité de ses thèmes, qui s’appuient sur des peurs ancestrales ou des superstitions, son écriture simple et aboutie, son imagination sans limite et ses personnages humains et attachants en font un auteur à part. Elle-même est un personnage. Exigeante, elle ne livre ses romans que s’ils ont été maintes et maintes fois repris, jusqu’à obtenir exactement l’effet attendu. Formée à l’école de la recherche scientifique – elle est archéologue, spécialiste du Moyen-Âge – elle a commencé à écrire en 1986 mais ne rencontrera un vrai succès populaire que dix ans plus tard. Dans ce nouvel opus, on retrouve le commissaire Adamsberg, toujours aussi décalé, instinctif… et zen. Venue de Normandie, une vieille dame lui demander de l’aide. Une nuit, sa fille a vu une cohorte de morts vivants, qu’elle appelle l’Armée furieuse, venue pour enlever les « mauvaises personnes » – meutriers, voleurs. Cette apparition annoncerait une série d’assassinats… Adamsberg accepte d’aller enquêter dans le village où superstitions et rumeurs terrorisent la population. Aidé dans sa tâche par son fils, il va tenter de lever le mystère et de protéger les mauvaises personnes contre le sort qui les attend.

Désert barbare, Maud Tabachnik – Albin Michel -370p- 19,80€
Autre grande dame du polar français, Maud Tabachnik revient cet été avec une nouvelle enquête menée par ses personnages favoris, Sam Goodman et la journaliste Sandra Kahn. Cette fois ils affrontent conjointement un fou sectaire et un baron de la drogue haïtien. On y retrouve l’écriture vive et l’énergie propres à l’auteur, et proche de certains romans noirs américains.

Les monstres de Sally, Sophie Hannah – traduit de l’anglais par Elsa Maggion – Calmann Lévy – 350p- 20,50€
Dans un tout autre registre, Sophie Hannah propose un thriller psychologique où l’on suit Sally dans ce qui va être un cauchemar : un jour, un homme fait la une dans sa petite ville, car sa femme et sa fille ont été retrouvées mortes. Sally a eu une aventure avec lui… mais c’est pourtant un autre homme qu’elle découvre sur les images de la télévision…

Pour s’évader

Le paradis du néant, Zoé Valdés – traduit de l’espagnol par Albert Benssoussan – JC Lattès- 320p- 20€
Cubaine, exilée en France depuis plus de dix ans, Zoé Valdès est un écrivain à la voix singulière. Quinze ans après “Le néant quotidien”, elle renoue avec son personnage Yocandra, qu’on retrouve au lendemain de l’exil, d’abord à Miami puis à Paris  Un roman où le tragique le dispute à la comédie, et toujours ce mélange particulier d’émotion et d’exubérance propre à l’auteur.

L’île sous la mer, Isabel Allende – traduit de l’espagnol par Nelly et Alex Lhermillier – Grasset – 527 p – 22€
Dans ce nouvel opus, Isabel Allende nous emmène à Saint-Domingue, en 1770, quand Toulouse de Valmorain vient de prend la succession de son père à la tête d’une plantation de canne à sucre. Tété, 9 ans, domestique de sa femme,  parvient à échapper aux maltraitances que subissent les esclaves. On retrouve dans ce roman ce qui fait la force de l’auteur : un sens aigu de la narration, l’art de camper des personnages pleins de vie, et tout l’éventail des sentiments humains.

En poche :

Nous étions les MulvaneyJoyce Carol Oates – traduit de l’américain par Claude Seban – Le Livre de Poche  – 699 p – 8€
” L’Amérique est bien plus compliquée, plus dense qu’on ne s’en doute “
a écrit Joyce Carol Oates. Elle le prouve en s’attaquant à un travers de la société américaine : l’hypocrisie qui fait que chacun, chaque jour, doit se montrer sous un jour avenant et positif. Les Mulvaney sont une famille bien sous tous rapports, équilibrée, heureuse, en un mot parfaite. Jusqu’à cette nuit de Saint-Valentin de 1976 où tout bascule…

La veuve, Gil Adamson – traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné – 10/18 – 432 p – 8,20 €
En 1903, à 19 ans, après avoir tué son mari, Mary prend littéralement la fuite, poursuivie par ses beaux-frères. Plusieurs rencontres lui permettront de survivre. Un roman superbe qui met en scène la grandeur de la nature, la tension de la fuite, et le destin d’une femme.

Eliane Girard

22 juillet 201117:28
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