J’ai testé la méditation pleine conscience
“Méditer pour ne plus déprimer- La pleine conscience, une méthode pour vivre mieux”. Je reçois ce livre collectif des éditions Odile Jacob. Il est accompagné d’un CD de méditation, donc je me rue dessus. Ce n’est pas que je sois déprimée, mais justement mieux vaut prévenir que guérir. Je suis stressée comme tout le monde et qu’est-ce que je risque à essayer?
La plage 5 du CD me propose de m’installer sur un coussin ou sur un siège comme si j’étais une montagne présente et majestueuse pour trouver mon espace de respiration. Ca tombe bien, c’est ainsi que je me sens. Une grosse montagne.
Trois minutes pour trouver mon espace de respiration
La voix douce du psychiatre Christophe André me guide. Je ferme les yeux.
1ère étape : la prise de conscience
Je porte mon attention sur ce que j’éprouve et je me pose la question : « Où en suis-je, ici et maintenant ? »
Les mains posées sur les cuisse, je me concentre sur ma respiration. Je sens l’ensemble de mon corps et de ma peau. Je ne dois pas penser mais sentir. Le problème, c’est que des pensée parasites me traversent l’esprit. La rentrée scolaire, mes collègues. Peu importe, m’apaise la voix chaleureuse de Christophe André. Il suffit que je réponde à trois questions :
1. Quelles pensées occupent mon esprit ?
2. Quelles émotions m’habitent ?
3. Quelles sont mes sensations physiques ?
2ème étape : le recentrage
Je me concentre sur les sensations physiques de la respiration. Mon ventre se gonfle quand j’inspire, se creuse quand j’expire. Je suis sensée accompagner la respiration jusqu’au bout…
J’ai l’impression d’étouffer..
3ème étape : l’expansion
« Elargissez votre champ de conscience autour de la respiration… « respirez dedans »… vous pouvez aussi vous dire à l’expiration « Oui… ce qui est là est déjà là : j’accepte de le ressentir »
Trois minutes trois fois par jour au début, c’est ce que me recommande Christophe André. Qui m’assure que, lorsque je maîtriserai bien l’exercice, je pourrai le faire n’importe quand, n’importe où, le temps d’une ou deux respirations ou pendant 5-10 minutes selon les circonstances. Pour me déstresser, entre autres. Je veux bien le croire mais il va falloir que je m’entraîne sérieusement. Parce qu’aujourd’hui, je n’y suis pas. Pour tout dire, cet exercice me stresse… Mais je vais m’y remettre dès demain, en pleine conscience, promis !
Danièle Laufer













