Matali Crasset, la femme de notre déco de demain

Spécial semaine de la femme. Cette designer visionnaire risque bien de changer notre façon de vivre de demain, en libérant l’espace.
Elle vient de recevoir Le Grand Prix de la salle de bains d’Hôtel au salon Ideobain à Paris, en hommage au programme conçu au Hi Hôtel (Nice, 2004) où, pour la première fois, elle supprimait les murs de la salle de bains.
« Aujourd’hui, note la designer, cela se fait de plus en plus, car on se rend compte qu’en dé-spécialisant cet espace, on gagne de la place. Quand une salle de bains fermée n’est utilisée que quelques minutes par jour, elle ne peut pas être considérée comme un espace de vie. Alors qu’en l’exploitant à tous les instants, on y vit pleinement. Cela permet d’envisager d’autres scénarios et de jouer avec les limites de l’intimité. Il me paraît intéressant d’adapter l’espace à ces mentalités, chacun pouvant le moduler à son gré ».

La salle de bains-tonnelle de Matali Crasset
• Pour Matali Crasset, tout comme la cuisine, la salle de bains doit être décloisonnée. « Je n’ai pas voulu dessiner une salle de bains globale, mais plutôt proposer une série d’éléments modulaires – baignoire, vasque, douche - qui peuvent être assemblés à l’envi en fonction de l’habitat. Ces modules sont présentés bout à bout, constituant une plateforme en longueur, en L ou en U. L’ensemble constitue une sorte de ponton en teck (le socle cache les connexions techniques) surmonté par des arceaux ouverts en châtaignier tressé. Cela fait penser à une tonnelle, à laquelle on peut accrocher d’autres éléments pour structurer l’espace. En venant du lit, par exemple, on peut monter sur le ponton et déployer un rideau de douche. ».
Pour en savoir plus sur l’œuvre de Matali Crasset, rendez-vous sur www.matalicrasset.com
Odette Vigoureux











