Les plantes carnivores pour les débutantes
Inquiétantes mais aussi fascinantes, les plantes carnivores offrent un spectacle toujours renouvelé. Voici nos bons trucs pour vous lancer en toute simplicité.

Drosera Binata - crédit Kaibara87 - http://creativecommons.org
8 règles d’or pour l’entretien des plantes carnivores
• Achetez-les en pot, développées, pour ne pas risquer de rater la pousse. Un pépiniériste spécialisé sera de bon conseil pour vous apporter tous les renseignements nécessaires.
• Une fois chez vous, rempotez-les dans des pots larges et profonds, jamais poreux. Le substrat idéal ? 70% de tourbe blonde, 30% de sable drainant (à aquarium, par exemple).
• A l’intérieur comme à l’extérieur, les carnivores ont besoin de grand soleil. Elles s’épanouissent très exposées à la lumière, dans une véranda ou sur un rebord de fenêtre plein sud. Mais attention au vent qui dessèche.
• Une très forte humidité est nécessaire. Mais elles n’aiment pas l’arrosage direct. Ne les vaporisez pas. Les pots sont placés dans une soucoupe remplie de 3 cm d’eau durant le printemps et l’été. Renouvelez l’eau aussi souvent que nécessaire. En automne/hiver, supprimez la soucoupe et contentez-vous de garder la terre humide.
• Utilisez l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée. L’eau minérale et celle du robinet, même filtrée, ne conviennent pas.
• Côté températures, les plantes hivernent et apprécient la fraîcheur en hiver (6-8°c).Elles ont besoin de ce temps de repos. En été, si l’humidité est maintenue, elle supportent la chaleur à 20-25°c.
• Les plantes carnivores sont auto-suffisantes, et ne sont pas des animaux domestiques. Ne cherchez jamais à les nourrir, ni avec des proies, ni avec de l’engrais.
• Quand les pièges sont secs ou morts, coupez-les pour revitaliser la plante.
Trois espèces incontournables et faciles d’entretien

Crédit : Luc Viatour - http://www.lucnix.be

Crédit : Athenseyes on flickr
Résistante au gel, la plante trompette a néanmoins besoin d’énormément de soleil. C’est pourquoi la culture en extérieur lui est recommandée. L’hiver, l’arrosage doit être très réduit pour respecter sa période de repos. Son piège est passif, puisqu’elle ne se met pas en mouvement. Ses feuilles en forme de tube sont enduites d’une substance enivrante pour les insectes. Une fois arrivés dans le tube, de fins poils les empêchent de remonter à la surface. La Sarracenia purpurea (en photo ci-contre), est originale de par sa teinte rouge, ainsi que par sa pousse à l’horizontale, qui lui permet de récupérer l’eau de pluie pour faciliter la digestion.

Crédit : webbaliah on flickr
Le gobe-mouches de Vénus (Dionae)
L’espèce la plus connue et la plus spectaculaire. Son piège est en effet actif et “capture” véritablement les insectes. Les poils présents sur les deux lobes de la feuille analysent à toute vitesse la nature de ce qui se pose sur sa surface. La plante vérifie ensuite que sa proie est comestible et lui convient. Si tel est le cas, la digestion commence et dure en moyenne une semaine. A la fin du processus, la feuille s’ouvre à nouveau, laissant voir le squelette de l’insecte absorbé. Un piège ne se déclenche que deux ou trois fois, avant de mourir et d’être remplacé par d’autres. La taille de la plante est donc indispensable, en prenant garde de ne pas toucher aux parties “vivantes”. Le gobe-mouches se plait en plein soleil, à l’abri du vent. Il aime que l’on respecte son hivernage (diminution de la température ambiante et arrosage limité).











