Nouveauté de la rentrée : le PV électronique

Fini le « papillon vert » sur le pare-brise de la voiture lorsque vous arrivez toute essoufflée après être restée « juste quelques minutes ! » en stationnement interdit.  Bienvenue au PV électronique ! Déjà en vigueur en Suède, au Japon ou en Italie, ce nouveau dispositif est en expérimentation dans quelques arrondissements de Paris ainsi que dans une cinquantaine de villes de France, avant de se généraliser partout.

Crédit : Zigazou on flickr - http://creativecommons.org

Crédit : Zigazou on flickr - http://creativecommons.org

Comment ça marche ?
Le contractuel qui constate l’infraction n’a plus de carnets à souches mais un « assistant numérique personnel », ou, dans certaines expérimentations, un « stylo électronique ». Ces deux appareils high-tech permettent à l’agent de saisir les informations nécessaires habituelles (immatriculation, nature et lieu de l’infraction, etc.) et surtout de les garder en mémoire toute la journée. En quelques minutes seulement, ces données sont télétransmises sur l’ordinateur de Centre National de traitement automatisé des infractions routières. Ce Centre, qui traite déjà les infractions relevées par les radars automatiques se situe à Rennes. Il traite 80 contraventions à la minute. Soit 4 800 à l’heure. A la réception des informations, la contravention est automatiquement éditée et envoyée par courrier à votre domicile. A priori, les tarifs appliqués n’ont pas changé.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce nouveau système ?
Ceux qui relèvent les infractions apprécient la rapidité et la fiabilité du processus. Certaines villes notent, dans le bilan de leur expérimentation, une augmentation des infractions relevées de 15 à 20%, d’autres une plus grande facilité à se garer vu le respect plus grand des durées de stationnement. Quant aux pilotes du projet au niveau ministériel, ils notent un meilleur taux de recouvrement des amendes…

Et pour nous les usagers ?
Plus de risque de recevoir une amende aggravée pour non-paiement d’une contravention dont le « papillon vert » ne nous est pas parvenu s’il a été arraché de l’essuie-glace par le vent ou par une main malveillante.
En revanche, toute contestation éventuelle de la réalité de l’infraction ne pourra se faire (tout comme pour les contraventions envoyées par les radars automatiques) qu’après avoir versé une caution équivalente au montant de la contravention.

Et puis, plus moyen d’attendrir le contractuel ou la contractuelle qui aura saisi et validé les informations saisies, alors que parfois on arrivait à lui faire déchirer son « papier vert » !

Amandine Desmaison

9 septembre 201011:36
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