Des écoles pas comme les autres…
Tour d’horizon des pédagogies alternatives pour nos bouts de chou.
La naissance des mouvements pédagogiques alternatifs
Après le traumatisme de la première guerre mondiale, une prise de conscience s’opère, dans certains milieux de différents pays d’Europe, sur la nécessité d’enseigner l’enfant autrement, de le considérer comme un futur adulte que l’on prépare à être un citoyen responsable et si possible pacifiste.
C’est ainsi que dans les années 20, sont nés des mouvements d’écoles alternatives : différents de par l’origine et le charisme personnel de leurs leaders, ils visent tous des objectifs voisins.
La pédagogie Freinet
Célestin Freinet, instituteur français, qui introduit en 1920 des pédagogies actives à l’école puis créa en 1947 L’Institut Coopératif de l’École Moderne- Pédagogie Freinet.
Principes pédagogiques :
Cet instituteur découvre que l’élève réussit mieux s’il est actif et respecté, si travaux individuels et collectifs sont alternés. C’est ainsi qu’il introduit dans la classe des techniques novatrices, notamment l’imprimerie : chaque élève a un plan de travail, il produit des textes libres et les imprime lui-même.
Freinet initie les échanges de correspondance scolaire, donne de l’importance au tâtonnement expérimental, considérant que l’enfant retient beaucoup mieux ce qu’il a trouvé lui-même.
Enfin, il n’oublie pas l’épanouissement complet de l’enfant avec l’éducation corporelle et l’initiation à l’art.
Il a formalisé son action dans 30 « invariants » qui sont les « commandements » pour bien enseigner. Son principe directeur restant toujours que chaque être est unique et différent.
Côté évaluation, c’est l’enfant lui-même qui en premier lieu donne un avis sur le travail produit. L’évaluation de travaux réalisés collectivement est également prôné par Freinet.
Pour en savoir plus :
http://www.freinet.org
La pédagogie Montessori
Maria Montessori, médecin italien, créa, en 1907, la première « Maison des enfants » pour une éducation nouvelle.
Principes pédagogiques :
Maria Montessori, premier médecin femme d’Italie, s’intéresse de près à la pédagogie à travers la prise en charge d’enfants handicapés et retardés.
Elle découvre vite que l’approche innovante qu’elle a mise en place peut être utilisée pour tous les enfants.
Elle dénonce le travail des enfants et défend l’éducation pour tous car « L’éducation est une aide à la vie ».
Tout comme Freinet, elle veut que l’enfant soit acteur de son propre apprentissage et lui accorde le droit à l’erreur. Sa phrase clé est « aide moi à faire seul ».
Chaque enfant étant différent, il a la possibilité d’évoluer à un rythme qui lui est propre.
Les classes des écoles Montessori se répartissent souvent en tranches d’âge de développement, sans qualification de niveau : 0-3 ans, 6-9 ans, 9-12 ans, 12-15 ans.
Les enfants plus grands aident les plus petits, de manière très naturelle. La classe est un lieu de liberté, où l’enfant a toute sa place. L’enseignant accompagne, mais ne sanctionne pas.
Pour en savoir plus :
http://www.montessori-france.asso.fr/
http://www.montessori-ami.org/
La pédagogie Steiner-Waldorf
Rudolf Steiner, scientifique croate, créa en 1919 « La Libre Ecole ».
Steiner doit à ses études scientifiques approfondies à Vienne de prendre conscience que la transmission de savoirs abstraits et l’entraînement de l’intellect ne suffisent pas pour former un enfant.
Principes pédagogiques :
Son idée force est que la pédagogie doit former des individus capables de donner « un sens à leur vie ».
Pour cela, il faut respecter les rythmes de l’enfant, l’ouvrir sur le monde, collaborer avec les parents et permettre ainsi l’intégration sociale.
L’enfant expérimente les choses avant de les comprendre. Chaque leçon est d’abord vécue avant d’être expliquée et apprise. Et le plus souvent, l’enfant n’a plus besoin d’apprendre : il a découvert par lui-même.
Ainsi, ce n’est pas l’accumulation des connaissance qui est recherchée, mais le développement des capacités de compréhension et d’éveil. Un des moyens utilisés par Steiner est l’eurythmie, c’est à dire l’harmonisation grâce à la musique du corps et des forces vitales. Le corps est pris en compte de la même manière que l’esprit, sans réelle différenciation.
Pour en savoir plus :
http://www.steiner-waldorf.org/
Amandine Desmaison











